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La carrière artistique ne devrait pas uniquement se réduire à la passion ou à un divertissement. Il peut se transformer en action entrepreneuriale. Ainsi, les artistes ne pourront plus survivre au taux du jour ou encore quémander pour assurer le déroulement de leurs activités.

La passion de disciplines artistiques que ce soit en danse, musique, cinéma, dessin ou autre, peut migrer à l’art business à condition pour un artiste de se faire accompagner par une équipe spécialiste en action artistique et entrepreneuriale.

Une recommandation de l’entrepreneur artistique Alex Murhula. Pour lui, les artistes de la ville de Bukavu devraient penser à l’entreprenariat artistique pour rentabiliser leur métier. L’art business permettra aux acteurs de l’art locaux de vendre leurs œuvres afin de devenir économiquement indépendants. De par sa perception, les artistes produisent et réalisent beaucoup d’œuvres mais peu en tire profit. Cette situation ne favorise guère leur épanouissement. D’où il estime que les professionnels de l’art pourraient asseoir des stratégies pour la pleine jouissance de leurs productions.

Il s’agit notamment nouer des partenariats avec des maisons de productions tel que les labels pour la promotion des œuvres produites, les démarches vers l’accroissement financier de ce métier noble et faciliter  à l’artiste une concentration afin de laisser place à la créativité : « La maison peut s’occuper des œuvres réalisées et l’artiste s’occupe ensuite de la production au lieu qu’il s’enferme sur le tout. L’art est une chose unique puisqu’il y a des œuvres qui ne peuvent pas être réalisé deux fois », dit-il.

Différemment de l’art passion qui se résume dans le talent personnel et cette tendance à se laisser continuellement guider par l’attachement face à l’art, l’art business est définit comme gagne-pain ou encore la commercialisation ou la vente des œuvres  produites. L’art business est un nouvel horizon sur lequel, les artistes peuvent s’orienter pour leur épanouissement, laisse-t-il entendre. 

Alex Murhula regrette le temps et les efforts non rentables qu’investissent les artistes de la conception d’idée à la réalisation de leurs œuvres pourtant l’art productif rapporterait du lucre, étant ainsi une forme d’encouragement et rémunération pour ses pratiquants : « pour réaliser une œuvre ils y mettent leur temps et devraient en bénéficier. Il faudrait qu’ils utilisent  cet art pour se faire de l’argent », ajoute Alex Murhula.

Un appel est lancé pour un soutien massif face à l’art car, conclue Alex Murhula, « les artistes sont productifs mais le soutien des communautés demeure faible et c’est un manque à gagner pour un artiste engagé ».

Emmanuela MUGISHO et Kathia AMINA

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